Le travail de la vigne

 

 

Une fois les dernières feuilles de vignes tombées vient le prétaillage afin de nous avancer pour la taille. Cela consiste à simplement passer avec un taille-haie pour faire tomber la partie haute des sarments de la vigne. Ensuite arrive la taille.  Elle permet de ne laisser sur le pied de vigne qu’une baguette de 6 yeux et, plus bas, un courson de 2 yeux. Le reste des sarments est réduit en petits morceaux, et reste sur le sol. La taille est une tache qui occupe Nathalie et Eric tout l’hiver. Quand le printemps arrive, que la sève monte dans les ceps, et que le risque de geler est écarté, il faut attacher les branches. Il s’agit d’entortiller le rameau ou baguette autour du fil de courant, ceci pour lui donner une position ho rizontale. Le but étant de répartir la végétation sur une ligne jusqu’à l’autre cep. Ce travail de mande beaucoup d’habileté, il est effectué par Nathalie. Pendant ce temps là, Eric effectue les réparations, c’est à dire l’entretien ou le remplacement des piquets : fils de fer, amarres…. et la remise en place des clous qui servent de crochets pour les fils de relevage.

La vigne pousse, les nouveaux rameaux ont déjà atteint une taille de 6 cm et il faut « échetonner ». Ce travail est aussi appelé « taille en vert » car il permet de supprimer toutes les pousses superflues, et non contrôlées par la taille. Afin d’atteindre le rendement rechercher, 2 rameaux sont laissés sur le courson et 4 sur la baguette. A peine les premières feuilles sorties des bourgeons, il faut déjà protéger la vigne contre les maladies surtout si il se conjugue chaleur et humidité.

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Le premier traitement se fait au soufre mouillable et vise l’oïdium, puis tous les 12 à 14 jours il faut intervenir avec une bouillie de soufre et de produit pénétrant visant également à protéger la vigne du mildiou.
Chaque traitement s’effectue sur l’ensemble de l’exploitation et dure une journée et demi. Parfois, il faut traiter entre 2 averses ce qui demande beaucoup de disponibilité. Un traitement raté, et la récolte pourrait être compromise. Les traitements sont effectués tous les 14 jours environ jusqu’à fin juillet. En juin, la vigne continue à pousser très rapidement à cette époque de l’année, les rameaux sont déjà grands et lourds, un orage peut venir tout casser. Il est temps de « relever ». On se sert des 2 fils de fer qui se trouvent de chaque côté des rangs pour resserrer le palissage et le maintenir, permettant le passage du tracteur. Ce travail doit être fait très rapidement, ces journées sont longues pour le vigneron.

Une fois que toutes les parcelles sont relevées, il faut revenir dans les premières pour « accoller », qui signifie passer dans les fils les rameaux qui n’étaient pas assez grands pour tenir lors du premier passage. La chaleur du mois de juin fait pousser la vigne rapidement si bien que les rameaux dépassent largement la hauteur des rangs de vigne. Il faut rogner. Dans un premier passage, le travail se fait avec une cisaille à main : on écime seulement le haut des rangs. Plus tard, la vigne aura repoussé, et, à cause des entrecœurs ,il faudra rogner le haut de la vigne mais aussi les deux côtés. Ce travail s’effectue en tracteur. Je désherbe à dos les herbes qui ont repoussé pendant l’été. Certaines années, les ceps de vignes portent trop de raisins. Ceux-ci risquent de ne pas atteindre leur pleine maturité. Il faut donc intervenir : c’est la vendange en vert. Nous supprimons des grappes pour qu’il n’en reste plus que 6 à 8 par cep. Ceux qui restent serons plus aérés ; ils pourront atteindre un état de maturité optimum Septembre.

Septembre

Les raisins sont mûrs, les vendanges approchent. On préleve des grappes dans chacune des parcelles pour connaître leur état de maturité. La connaissance de l’état de maturité des parcelles permet de décider de la date des vendanges, et de l’ordre suivant lequel les parcelles seront récoltées. Les vendanges sont commencées. Les vendangeurs viennent de tous les horizons, cueillent les raisins dans leurs seaux et les vident dans des caisses disposées de part et d’autre du rang de passage du tracteur. Ces caisses sont chargées sur les plateaux du tracteur par les porteurs, puis vidées dans la benne. A la fin des vendanges, il y a le traditionnel repas de paulée. Les souffrances sont oubliées, et on fait la fête, avec le Boeuf Bourguignon de Geneviève, et les bonnes bouteilles de très vieux millésimes de Julien.